jeudi 12 février 2009

Bonne idée ?

Donc, Antoine a commencé, à la rentrée 1991, à prendre deux fois par semaine un "taxi" (VSL) pour aller à ses séances "d'hôpital de jour". Cela se passait très bien, et il aimait beaucoup prendre le taxi. Un jour le chauffeur nous a même demandé s'il était possible qu'Antoine ait reconnu James Brown à la radio ? Oui, c'était possible. Mes enfants aiment beaucoup la musique, et ils ont une très bonne mémoire. J'ai souvent été tentée de les inscrire à un jeu télévisé...
Environ un vendredi après-midi par mois, j'étais convoquée à l'hôpital pour rencontrer l'équipe éducative, et en particulier le chef de service de l'hôpital de jour, un psychiatre, le Dr H. Cet homme, au vu du dossier d'Antoine, m'a posé beaucoup de questions sur ma grossesse, la naissance d'Antoine, notre vie de couple, ce qui me plaisait de moins en moins. En revanche, j'avais un bon contact avec l'éducatrice, qui visiblement connaissait beaucoup mieux mon fils et parlait de choses concrètes.
Début janvier 1992, je me suis retrouvée hospitalisée au service gynéco de ce même hôpital, pour cause de décollement de placenta, hémorragie, menace de fausse-couche, etc. J'étais enceinte de deux mois environ. Quelques jours plus tard, le lendemain de ma sortie, j'avais rendez-vous avec ce cher docteur H, à qui je raconte mes mésaventures : "Vous croyez que c'était une bonne idée de faire un autre enfant ?"
Hé bien, non seulement ça ne le regardait pas, mais en plus j'étais toujours enceinte, contrairement à ce qu'il semblait avoir compris. Grossesse toutefois compliquée, que j'ai passée en grande partie sur mon canapé, à regarder la télé, prenant ma voiture seulement quand je ne pouvais pas faire autrement, et qui m'a valu un autre séjour à l'hôpital en juin pour "menace d'accouchement prématuré".
Mais Théo est arrivé finalement à terme en juillet 92, accouchement cool (merci la péridurale) et Antoine, couvert de cadeaux, a trouvé que c'était sympa d'avoir un petit frère, et en a même profité pour devenir propre nuit et jour (j'ai dû acheter une seule fois des couches en deux tailles différentes). Entre temps, nous avions négocié l'entrée d'Antoine à la maternelle, avec une directrice caractérielle mais concernée. En plus, congé de maternité aidant, il avait sa mère à plein temps pour passer ce cap délicat.

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